Pour l’INA, le premier tatoueur de France revient sur sa carrière

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Mardi, 10 Mars 2020

Au mois de mars 2020, l’Institut national de l’audiovisuel consacrait un nouveau sujet à Bruno Cuzzicoli, devenu officiellement le premier tatoueur de France dans les années 60. L’occasion de replonger dans l’atypique parcours de celui qui fut l’invité d’honneur du dernier Cantal Ink.

Regarder la vidéo de l’INA « Comment Bruno est devenu le 1er tatoueur de France »

Voir la vidéo sur le site de l’INA

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Le tatouage : une pratique « abominable »

« Il y avait des gens qui venaient me dire que le tatouage était une abomination. Oui, mais si ça lui plait à lui, qu’est-ce que ça peut bien vous foutre à vous ? » Dès les premières secondes, la vidéo de l’INA donne tort à celles et ceux qui s’imaginent que l’âge aurait endormi Bruno Cuzzicoli. Il n’en est rien : le truculent père du tatouage en France n’a toujours pas la langue dans sa poche. Face caméra, il régale de sa gouaille et de ses récits, comme il l’avait fait à l’occasion du Festival du Tatouage de Chaudes-Aigues 2017.

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De marchand de légumes à dessinateur intradermique

« En 1960, alors marchand de légumes, Bruno se rend en Hollande pour les affaires. C’est là qu’il découvre le monde du tatouage », rappelle l’INA. Mais pour devenir dessinateur intradermique, le chemin est encore long pour l’homme. Il témoigne : « En rentrant en France, j’ai tenté de me déclarer tatoueur pour voir si c’était possible ». Problème : en 1960 dans l’Hexagone, seuls les bourreaux ont le droit de tatouer !

« Si je m’étais déclaré apprenti bourreau, j’aurais eu le droit d’ouvrir une boutique », s’amuse Bruno. « Mais vous imaginez sur l’enseigne ? On aurait marqué « Au bourreau des cœurs » encore, ça allait ! »

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50 ans d’une carrière fédératrice

Il faudra attendre le 6 octobre 1962 pour que Bruno ouvre légalement le premier salon de tatouage de France, à la lisière de la butte Montmartre. « Bruno de Pigalle », comme il fut longtemps – et encore – surnommé, restera le seul tatoueur ayant pignon sur rue en France pendant deux décennies… avant de prendre sa retraite en 2012.

Revoir l’interview de Bruno de Pigalle lors du Cantal Ink 2017

 

 

 

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